Hymne à Hathor

En ce début d'année 2016, l'envie de vous présenter un brin de douceur de vivre, de beauté à travers l'hymne à Hathor inscrit dans l'escalier de son temple me caresse.

© Photo Sylvie Barbaroux

HYMNE A HATHOR 

Qu'elle est belle ! La Dorée est fleurie !
La Dorée est fleurie, brillante, tout en fleur !
Pour toi le ciel et les étoiles frappent le tambourin,
le soleil et la lune te louent
les dieux te glorifient
les déesses entonnent des hymnes.
Qu'elle est belle ! La Dorée est fleurie !
Pour toi chante toute la terre
pour toi danse tout ce qui vit.
Le Double-Pays et les nations te glorifient
dans le ciel jusqu'à l'horizon.
Qu'elle est belle ! La Dorée est fleurie !
Aton dans sa course, la mer entière
pour toi frappent le tambourin.
Les Grecs célèbrent tes louanges
les étrangers sont pour toi remplis de joie.
Qu'elle est belle ! La Dorée est fleurie !
La Dorée est fleurie, brillante, tout en fleur !
Les hommes et les femmes pour toi frappent le tambourin.
Les dieux puissants dansent pour toi,
Toute l'Egypte te glorifie, les deux déesses font tes louanges.

Source : Dictionnaire de la Civilisation Egyptienne - LAROUSSE

Au Revoir à la Douceur, Bonjour au Froid

L'automne nous a couvert de ses pluies battantes et d'une température douce.
A présent, le ciel s'assombrit d'un envol annonciateur.
Celui des oiseaux.
Ils se regroupent sur les branches dépouillées.
Leurs chants se font bruyants.
Le rassemblement migratoire est imminent.
Le groupe au complet, surgissent dans le ciel des nuées mouvantes tels des nuages d'ébène
Dansant en valse organisée.
Le froid soudainement arrivé annonce l'arrivée d'un hiver précoce.
Il est l'heure de migrer vers le sud plus propice pour ces oiseaux ingénieux.
Longue sera la traversée pour revenir nous annoncer dans quelques mois le retour des beaux jours.

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Liberté Chérie - Mon Hymne à la France et à la Liberté

Paisiblement assise sur le sable, mon regard s'abandonne.
Paisiblement porté vers les cieux, des oiseaux planent, virevoltent.
Paisiblement porté vers les eaux, des barques flottent nonchalamment.
Paisiblement porté sur le sol, des fournis et scarabées courent, se bousculent.
Alors, mon corps et mon esprit s'évadent et rejoignent Dame Nature.
Mon corps s'allège, mon esprit aussi.
De bonne âme, je suis cet oiseau libre comme l'air.
De bonne âme, je suis cette felouque naviguant sereinement dans la vie.
De bonne âme, je suis ces insectes œuvrant pour la société.
Pourtant, ma bonne âme s'apeure face à l'incivilité, à la folie humaine.
Alors je deviens fourmi parmi mon clan fort par l'union.
Alors par la chaleur de l'unité, plus forte je deviens.
Au sein de ma fourmilière, je me renforce.
Au sein de ma fourmilière, je respire la liberté.
Au sein de ma fourmilière, l'unité combat l'ignominie
Pour la Liberté* Chérie indestructible.


© Sylvie Barbaroux - 21 novembre 2015
© Photo Sylvie Barbaroux - Assouan juillet 2002

* La LIBERTE n'est pas faire tout et n'importe quoi, c'est vivre librement comme on le souhaite dans le respect mutuel.

Vaison-la-Romaine - Vaucluse - France - Village Historique Gallo-Romain et Médiéval

Vaison-la-Romaine, une ville pleine de charme et d'histoire que je ne manquerai pas de revisiter avec davantage d'attention. Son département, le Vaucluse, est riche de traces gallo-romaines et féodales qui cohabitent avec le XXIème siècle.

A droite de l'Ouvèze, fleuve qui était navigable dans les temps anciens (une pensée aux inondations du 22 septembre 1992 qui ont fait bien des dégâts et des victimes humaines), les vestiges gallo-romains caressent la ville moderne construite sur de nombreuses traces de cette époque englouties à présent. Depuis le grillage extérieur, n'ayant le temps de la visite, mes yeux se délectèrent des ruines du site de Puymin tandis que ma curiosité était attirée par ce qui m'était caché (pour l'instant !) et par le musée.

Cliquer sur la photographie pour accéder au diaporama   © Photos Sylvie Barbaroux

A gauche de l'Ouvèze, liée par le pont romain, perchée sur une colline, trône la cité médiévale, plus austère que celle romaine. Les demeures féodales bordent les étroites ruelles aux nombreux porches et aux fontaines chantantes ; je ressentis tout ce que le Moyen-Âge représente à mes yeux : dureté de l'existence, l'Inquisition, les invasions contrairement à une vie plus sereine, plus gaie, plus lumineuse, plus prospère de la période gallo-romaine. D'ailleurs, en cet automne 2015, les feuilles brunes jonchaient sur les pavés oubliés par les visiteurs, tandis que la vie grouillait sur la rive opposée.

Cliquer sur la photographie pour accéder au diaporama   © Photos Sylvie Barbaroux

Cette charmante petite ville vauclusienne a ouvert ma curiosité et mon intérêt pour l'Histoire de ma région. Je ne manquerai pas d'y retourner pour y flâner un peu plus, avec nonchalance. Alors, je pourrai vous offrir plus de détails sur cette ville.

La Chapelle Blanche de Sésostris 1er à Karnak

Dans Karnak, le musée en plein air présente aux visiteurs curieux des édifices pharaoniques d'une grande splendeur comme la Chapelle Rouge d'Hatchepsout et, ici, la Chapelle Blanche de Sésostris 1er que je vous laisse découvrir en photo !


Diaporama à découvrir sur ce lien...

L'Escalier du Temple de Denderah Lieu Mystérieux - Egypte

En février 2010, ce n'était pourtant pas ma première venue dans le temple de Denderah et pourtant ce fut la première fois où je gravis son escalier pour accéder à sa terrasse.
Les deux étages - ou peut-être trois - me laissent encore un étrange sentiment que je viens et vais tenter de vous révéler aujourd'hui.
Du rez-de-chaussée, je me lançai vers l'inconnu, seule, sans torche.
La lumière y était déjà fort timide. Mes pieds foulaient une à une les marches à la faible hauteur, je pris mon temps. Et combien fut grande mon émotion ! Des colonies de prêtres de part et d'autre de l'escalier, gravés sur les murs, semblaient me guider tandis que la luminosité se faisait de plus en plus absente.
Le silence se broya avec ma respiration profonde et les exclamations d'étonnement que ma bouche laissait s'évader librement.
(En vous écrivant ces souvenirs, un frisson parcourt mon corps.)
Alors que je m'imaginais la vie que ces marches et ces murs avaient vécue il y a si longtemps, je ressentis une présence mystérieuse. Souvent je me retournais ; sans doute d'autres touristes, d'autres visiteurs emboîtaient mes pas ? Personne. Je ne suis pourtant pas d'une nature peureuse... Très cartésienne, je me surpris de ma réaction, de mes pensées d'outre-tombe qui n'avaient aucun sens. Et pourtant. L'âme de ces prêtres semblaient me tenir la main pour me guider. Mon imagination, inconsciemment, me mit l'odeur de l'encens dans mes narines. Mes oreilles, étourdies par le silence, se mirent à entendre des voix masculines, graves, psalmodier.
Si je vous confie ces instants particuliers, ce n'est pas anodin. Le sentiment qui m'était propre alors n'avait rien de néfaste mais tout me paraissait solennel (alors que lors de ma visite de la cathédrale de Chartres, j'y ressentis un très grand mal-être insupportable qui me fit abréger ma présence dans ces lieux). Ce lieu me paraissait encore habité d'une âme, d'une force invisible et tout cela était bien réel.
Aujourd'hui encore, en revivant ce moment pour vous le conter, j'ai toujours le puissant sentiment qu'alors je suivais un cortège de prêtres pour vénérer la merveilleuse déesse Hathor le temps d'un instant.
Si vous décidiez de visiter ce fabuleux temple de Denderah, une fois le rez-de-chaussée admiré, prenez "l'escalier des prêtres" - ainsi l'ai-je nommé - et prenez votre temps de contempler et de méditer avec ces fresques noircies par les lampes et le temps. Peut-être me confierez-vous à votre retour vos sentiments de cet instant privilégié ?











© Photos Sylvie Barbaroux- Temple de Denderah - Février 2010

Portraits d'Egypte © Sylvie Barbaroux - Photographies

L'Egypte m'a adoptée, elle est dans mon cœur même si elle n'a pas toujours été tendre à mon égard.
Voici plus de cinq ans que je n'ai foulé ses sables et revenu mes amis Egyptiens Coptes, Musulmans, Français travaillant sur place. Le pays me manque, aussi ai-je décidé, de temps en temps, de vous présenter mes milliers de photographies suivant différents thèmes. Certes, certaines auront déjà été postées sur mon blog, mais le temps passant, l'oubli s'instaure et ce serait bien dommage !
Je tiens à souligner que les portraits de l'album de ce jour sont protégés par des droits d'auteur, faisant partie de mes récits de voyage, aussi je vous saurais gré de les admirer sans les copier. Je vous en remercie par avance.
A présent, je laisse la place à ces Egyptiens qui m'ont accueillie, souri et ont accepté de poser face à mon objectif.

Vestiges gallo-romains sur le site du Lycée Langevin à Martigues - France

Le bâtiment principal du lycée Langevin de Martigues a été construit dans les années soixante ; lors des fondations, les traces d'occupation romaine firent leur apparition en dévoilant des mosaïques, des éléments funéraires et une colonne. La bâtiment vit le jour malgré le fait que l'on savait qu'il était bâti à proximité de la cité antique de Maritima Avaticorum (Maritima donna le nom actuel de la ville, Martigues), datant du 1er siècle avant JC jusqu'au IVème siècle. La ville fut désertée au profit d'Arelate, l'actuelle Arles.
Des travaux d'extension et de rénovation étaient nécessaires ; projet accepté en 2013.
Ces nouveaux travaux mirent au jour un passé passionnant, trop passionnant pour l'abandonner. Une douzaine d'archéologues grattent le sol tandis que les lycéens les regardent avec surprise, avec intérêt ou sans.
Les traces de rues, de villas revoient le jour plus de deux mille ans plus tard, mais le plus surprenant, le plus étonnant des trésors se trouve dans les quarante-huit pièces de monnaie en or qui dateraient entre 46 et 27 avant JC à l'époque de César, de Marc-Antoine, Octave-Auguste ! Ces pièces de monnaie sont extrêmement rares et exceptionnelles estimées entre 10 000 et 20 000 l'unité !
Le chantier de fouilles est sous la direction de l'archéologue Jean CHAUSSEIRE-LAPREE.
Les fouilles se poursuivent actuellement et tous les passionnés espèrent que le site archéologique devienne urbain comme les vestiges marseillais au Centre Bourse et que tous les visiteurs pourront se délecter de ce patrimoine étonnant !

© Crédit photo : http://www.tpbm-presse.com

Si le sujet vous passionne, je vous invite à lire l'article de presse de tbpm-presse.

Le Pont de Garabit - La Première Réalisation de Gustave Eiffel - Cantal - France

A Ruynes-en-Margeride - département du Cantal (15) - les flots de la Truyère, affluent du Lot, sont enjambés par un majestueux viaduc, arche colossale d'acier érigé dès l880.
Cette oeuvre magistrale en Génie Civile fut étudiée par Gustave EIFFEL et Emile Nouguier bien avant d'édification de la fameuse Tour Eiffel à Paris dont les travaux commencèrent en 1887, l'architecte se nommait Maurice Koechlin. Ce viaduc est longtemps resté le plus grand ouvrage métallique du monde.
L'acier fixé par des rivets, les constructeurs du XIXème siècle nous prouvent encore leur savoir-faire.
Long de 565 m pour une hauteur de 124 m, ce monument est absolument à admirer depuis la route départementale.
Cliquez sur la photographie pour accéder à l'album.

© Sylvie Barbaroux - 15 juillet 2015

Ma Première Confiture de Prunes Jaunes - Recettes

Un ami m'a apporté de belles et délicieuses prunes jaunes ; aussi n'ai-je donc point résisté à me lancer dans la confection de ma première confiture !
Dans une grande casserole, je mis trois pots en verre et leur couvercle à bouillir dans de l'eau pour leur stérilisation.
Après avoir dénoyauté des prunes lavées, une pesée s'imposait pour 1 kg de fruits dénoyautés.
Mises dans une marmite, j'ajoutai 800 g de sucre pour confiture et un demi bouchon de jus de citron.
Je mis la marmite à feu doux jusqu'à ébullition, puis mis à feu moyen 15 mn, en n'oubliant pas d'écumer dès que nécessaire.
Une fois l'écume ôtée, je laissai mijoter jusqu'à une belle réduction et que les fruits soient translucides.
Avant la fin de cuisson, je mis à égoutter les pots de verre et les couvercles.
La cuisson de la confiture terminée, les pots furent remplis, fermés et retournés sans attendre afin que la confiture se conserve mieux.
Un kilogramme de fruits représente trois bocaux de confiture.
Il ne me reste plus qu'à attendre le refroidissement et déguster ma création culinaire... sans doute demain matin au petit-déjeuner !
A vos marmites !




© Sylvie Barbaroux - 19 juillet 2015 

Paysages sur la route des vacances des Bouches-du-Rhône à la Corrèze et le retour

Lorsque je me rends dans la Corrèze maternelle, je n'emprunte jamais l'autoroute mais la nationale pour profiter des paysages verdoyants sitôt la porte ouverte sur les Cévennes et l'Ardèche pour arriver vers l'apothéose : la Corrèze, le Plateau des Millevaches (des mille sources), certes avec plus de huit heures de route, mais le détour vaut cet effort.
A travers mon album photos, vous pourrez comprendre ma sensation. Plus on entre dans les terres de la France profonde, plus la nature est généreuse et verdoyante. Il suffit de rouler dans les sous-bois, vitres baissées, pour que l'odeur sucrée des sapins, de la mousse, du feuillage sur le sol pénètre vos sinus sans modération, tandis que les oiseaux chantent librement sans être importunés, insensibles à la voiture qui roule lentement sur une chaussée ancestrale et bien chaotique !
Tandis que la chaleur brûle les êtres en journée, les matins, les soirées et les nuits sont d'une grande fraîcheur qui permet aux corps de se régénérer sereinement. En journée, pour éviter les fortes températures, une promenade dans les bois est de mise. La nature s'offre alors au promeneur qui déambule tranquillement en observant la vie végétale et animale qui l'entoure et aussi de rustiques maisons qui conservent leur charme depuis leur construction au XVIIIème siècle.
Au détour d'un virage, il suffit de lever le regard et de le porter vers les montagnes, les volcans d'Auvergne pour surprendre un château, une chapelle surplombant la vallée.
Avec cet été des plus rudes, je ne pouvais garder égoïstement mes souvenirs, aussi, mon souhait est qu'à travers mes photographies, vous ressentiez une douceur de vivre avant de revenir à la réalité et étouffer face à elle, comme ce que j'ai ressenti lorsque je suis rentrée au bercail, en voyant l'Etang de Berre brûlant, pollué, étouffant, à l'air irrespirable au parfum de kérosène...
Cliquez sur la photographie. 
Je vous souhaite une bonne route !

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