Le Musée d'Héraklion - Crète - Partie 3 - La Période Classique et la Civilisation Minoenne

! J'ai souhaité cette Partie 3 riche en sujets pour ne pas vous faire languir sur la suite de notre découverte de la Crète.

L’humain découvre et manipule le bronze. De la période classique naît la civilisation minoenne avec tout son raffinement.

Période Classique et l’art de la civilisation minoenne - Suite du rez-de-chaussée

• La poterie


La spécificité de l’art potier minoen est la polychromie. Toute la poterie, du plus petit pot à la plus grande jarre, est délicatement décorée et colorée avec raffinement. Remarquez l'originalité du bec verseur...!


Parfois des fleurs d’argile sont ajoutées sur le corps des cruches destinées aux rituels de libation.


Dans la période Classique, ce sont pour ces rites qu’étaient utilisées les plus belles cruches surtout celles en cristal de roche, en stéatite.




Les Minoens aimaient la musique, un sistre en argile, tel celui utilisé en Egypte, est exposé.


Un pressoir possède un bec qui laissait écouler le jus de raisin dans une vasque.


• Les vases à libations


Ces vases ont tous une forme conique qui permettait au liquide précieux de se déverser sans en perdre une goutte. Il est évident que les vases étaient posés sur des supports ou sur le sol une fois vides.

• Figurines


Une figurine d’ivoire a été retrouvée sur le site de Knossos. La délicatesse de l’exécution est remarquable, elle représente un « bull-leaping », un acrobate sautant sur un taureau ; le saut de taureaux était le sport de l’époque.

D'autres figurines étaient réalisées en bronze et en argile.


Certaines représentent une balançoire avec une femme assise, une femme dans une maisonnette, qui pourrait symboliser des rituels religieux.



Des figurines avec la gestuelle standardisée des bras levés du post-palatial (1300-1200 avant JC) signifiaient la protection divine.


• Le bronze


Il servait à fabriquer des armes, des outils, des miroirs, des outils agricoles.


• La joaillerie


Je n’aurais jamais pensé que l’orfèvrerie minoenne soit si délicate. Je regrette de n’avoir pu photographier le fameux pendentif en or dit « des abeilles » représentant deux abeilles déposant une goutte de miel dans un nid d’abeille, de période palatiale retrouvé à Malia (1800-1700 avant JC). Ce pendentif est devenu l’emblème crétois.


Les bijoux nous paraissent « modernes », toujours au goût du jour. L’or est travaillé avec finesse. Les bijoux ont souvent été retrouvés dans les tombes de femmes, colliers, bracelets, boucles d’oreilles, bagues. Il n’y a pas que l’or pour les bijoux, on y admire aussi des perles en pierres précieuses et semi-précieuses, de période pré-palatiale pour beaucoup de bijoux.


• La bague de Minos


Cette bague dite « la bague de Minos » a été retrouvée et authentifiée. Elle a été retrouvée par hasard par un policier à la retraite dans les affaires de famille dans une maison en Crète qu’il avait héritée. La bague est sublime et je ne peux qu’être admirative face à la délicatesse de la représentation en songeant qu’à l’époque (1500-1400 avant JC), les loupes et les lunettes n’existaient pas… Le joaillier était du site de Knossos. La chevalière représente deux femmes nues près d’un arbre, la grande déesse minoenne, vêtue d’une longue robe, assise dans un siège flottant dans les airs tandis qu’au bas de la bague on distingue une barque au pied de la colline de Knossos, symbole que la grande déesse représente le ciel et la terre ; j’en conclus – cela n’engage que moi – que la grande déesse serait Europe.

• Jeu


Un jeu a été retrouvé sur le site de Knossos. Il s’agit d’un jeu dont la table est en cristal de roche, ivoire et pâte de verre, avec des jetons d’ivoire. Il est daté de 1600-1500 avant JC. Le guide nous précise que le jeu a été appelé « le jeu d’échecs », nom injustifié car il ne ressemble en rien à ce jeu, mais il est la preuve que les Minoens avaient des jeux de société dont la règle reste inconnue.

• Le disque de Phaestos



Trouvé sur le site de Phaestos, ce disque a un diamètre de 16 cm et présente des inscriptions sur les deux faces. Le disque a été retrouvé par l’Italien Pemier en 1908. Ces inscriptions creusées dans l’argile, à l’aide de sceaux, dans un sillon en colimaçon composé de soixante-et-un segments, restent un véritable mystère. Il daterait de 1600-1450 avant JC. L’écriture hiéroglyphique est totalement inconnue à aujourd’hui, elle ne se retrouve nulle part ailleurs. Une évidence archéologique fait attester qu’il s’agisse d’une pièce cultuelle puisque retrouvée dans la partie réservée au culte sur le site de Phaestos, dans une niche où il y avait du charbon, des os d’animaux (j’ai pris l’endroit en photo, je vous en reparlerai dans l’article que je consacrerai à Phaestos). Peut-être que cette écriture pourrait appartenir à l’écriture « linéaire A » ? Le mystère demeure.

• L’écriture


L’écriture dans la Crète antique, minoenne, a subi une progression que les scientifiques identifient par « linéaire A » et « linéaire B ». Ces écritures n’ont rien à voir avec l’écriture hellénistique.

• La tête de taureau


Il s'agit d'un "rhyton". A Knossos (ou Cnossos), vous verrez deux cornes de taureau à l'entrée du palais, elles symbolisent la royauté et le culte du taureau. J'en parlerai plus en détails dans l'article qui lui sera consacré.
Un autre rhyton à tête de lionne est exposé.


• Les deux déesses aux serpents


La "déesse serpent" est une divinité de la civilisation minoenne en rapport avec la féminité et la domesticité. Les deux présentées sur la photographie datent d'environ - 1600 avant J.C.

• Les sarcophages



Les défunts étaient enterrés en position fœtale. Un sarcophage a son couvercle légèrement déplacé, si vous êtes curieux, jetez un œil sur la petite ouverture et vous y découvrirez les ossements du défunt minoen.


• Les traces des échanges commerciaux et politiques entre la Crète et l’Egypte.


• La double hache, symbole royal nommé "labrys" qui aurait donné le mot "labyrinthe". Elle représente la royauté.


• Les sceaux coniques de période plus tardive.


Leurs inscriptions étaient des sceaux administratifs signant et datant les amphores et les documents importants.


• Les lampes à huile.


Au premier étage du musée

• Les peintures et les fresques murales venant principalement du palais de Knossos.







• La Parisienne


Ce portrait de femme a été nommé ainsi par les archéologues qui l'ont retrouvé au XIXème siècle, parce qu'il est l'unique à représenter une femme maquillée, avec du fard à paupières et du rouge à lèvres. Et à l'époque, les Parisiennes étaient considérées comme les femmes les plus élégantes et toujours à la mode!

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Toutes les photographies © Sylvie Barbaroux - Musée d'Héraklion - Le 30 avril 2017 - Voyage en Crète

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