Mes Premiers Voyages en Egypte


1 - Mon premier périple fut en famille en avril 2000 comme le détaille le récit de voyage que je narre dans mon récit de voyage "Egypte tant désirée".

2 - Puis, il me fallut patienter deux ans pour y retourner, en juillet 2002 durant 24 jours.
Pendant ces deux années, j'ai établi avec minutie le plan de voyage. Ce qui a donné :

- 3 jours au Caire - hôtel Victoria
- 6 jours dans le désert libyque
- 5 jours à Louxor - hôtel Sonesta St George
- 3 jours à Assouan - ancien hôtel Oberoï, aujourd'hui Movenpick
- 3 jours en croisière sur le Lac Nasser à découvrir la Nubie - sur le bateau Eugénie
- 1 jour à Assouan - hôtel Old Cataract
- 2 jours au Caire - hôtel Victoria
- retour en France


Ce fabuleux voyage inspira mon premier roman édité en 2004. Tout ce que j'ai pu admirer m'a séduite, toutes les personnes rencontrées en sont devenues des ami(e)s.
Et je compris alors que le Nil coulait dans mes veines, et que je n'aurais de cesse de retourner en Egypte au point de décider d'y vivre et tout plaquer ici en France.
A l'époque, j'étais encore mariée, et la vie était plus facile qu'aujourd'hui ; mais je préfère ne manger qu'une fois par jour et avoir ma liberté de penser et de bouger qu'étouffer...! Mes enfants étant adultes, plus rien ne me retient, alors, inch'Allah. Ce périple est la première partie (romancée) de mon roman "Le secret du Fayoum".

3 - Lors du safari dans le Désert Libyque, je fis la connaissance de Carole, une jeune égyptienne copte. Nous avons sympathisé et depuis nous sommes "soeurs de coeur"! En janvier 2004, elle se maria, et nous fumes invités. Nous ne restames qu'une semaine. Le mariage copte est tout simplement féerique.

Dans une splendide église de style irlandais, les prêtres coptes vêtus de leur lourde cape, coiffés d'un chapeau noir, font tintinnabuler leurs grosses sagates comme pouvaient le faire les prêtres de l'Ancienne Egypte. Leur langage n'est pas arabe, c'est un mélange de grec et d'égyptien antique.
Les mariés leur font face. Puis ils prennent place sur un banc blanc, tandis qu'un prêtre psalmodie en leur passant au dessus de la tête une couronne en or qui sera ensuite posée sur la tête du marié. Le couple qui est en train de se former ressemble à un couple d'anges! Ils sont beaux. Et les larmes me viennent aux yeux. Larmes de joie, ou larmes de déception sur ma vie? Je n'y réponds toujours pas. (Mais cherchant encore le bonheur malgré deux mariages ratés... Sans parler de mariage, ai-je le droit d'être aimée un jour?) Les chants me tirent de mes cauchemardesques pensées. Le couple est debout, face à un autel, où il promet fidélité et assistance réciproque. Et au bout d'une heure trente de cérémonie, le baiser publique offre des acclamations de joie et des youyous!
Nous prenons la voiture et suivons le cortège pour aller dans la salle.
Tout d'abord, l'alcool coule à flot, on danse, on fait connaissance, on se laisse photographier avec les mariés, on offre les présents, puis le couple nous informe que le buffet est ouvert.
Tout le monde mange et boit avec ferveur. Lorsque la pièce montée est apportée, les petits choux sont servis. Et chacun rentre chez lui, il est minuit, minuit et demi. Demain les mariés iront à Dubaï en voyage de noces.

Mon ancien professeur de danse orientale nous accompagnait ; nous lui faisons découvrir les endroits du Caire que nous avions appréciés en 2002, et louons un taxi pour nous rendre en Alexandrie toute la journée qui nous était encore inconnue. Mais la Basse Egypte en hiver n'est pas très agréable, il pleut, il fait froid, et la pollution en gerce les lèvres et réveille l'asthme.

4 - En mars/avril 2005, je restai deux semaines au Caire et 5 jours à Louxor. Je pus découvrir un site de fouilles, l'intérieur de la pyramide d'Ounas, les tombes des deux frères et de Nefer, Le Caire comme une cairote, à faire mes courses et mes 20 à 30 km à pieds quotidiens! A Louxor, je louai les services d'un taxi pour la journée afin d'aller, par convoi militaire, à Abydos et Denderah. Encore des nouveautés! Ce fut mon premier périple en solo!! Tout s'est très bien déroulé.

5 - En mars/avril 2006, j'avais décidé de passer trois semaines au Caire et de ne pas bouger de là!! Une folie! Mais au moins je connais mieux la ville que Marseille!

6 - Le 6 avril 2007, je repartai seule pour trois semaines entre Le Caire et Louxor.
Du 6 au 11 avril, je restai au Caire pour y retrouver tous mes amis. Et le 11 au matin, je partis pour Louxor où deux semaines de détente étaient au programme...
Mais un accident ne m'octroya qu'une semaine de vacances : jusqu'au 13 avril date de la tragédie. Du 13 au 15 avril, séjour à l'hôpital international de Louxor, ensuite rapatriement sanitaire en jet privé (je m'en serais bien passée) pour vivre du 15 avril au 23 avril à l'hôpital Dar el Fouad à Guizeh, pour être rapatriée en France le 23.
Cette chute de 5 étages dans le vide - 20m de hauteur - que je maudis chaque seconde de ma vie vous sera détaillée lorsque ma nouvelle sera terminée. Mais Isis est une déesse épouse tellement jalouse qu'elle n'a pas voulu me savoir pour mon éternité auprès de son défunt mari Osiris, et, semble-t-il m'a déposée plus délicatement que prévu sur les barres d'acier et m'a arrachée à la mort (je ne sais pas si c'est la meilleure chose qu'elle ait pu faire car depuis je vis l'enfer au quotidien). L'hôtel où j'étais à Louxor n'est pas assuré, et me voici dans la misère financière la plus totale en France. Je n'ai rien de mon assurance, et nous attendons des nouvelles de l'avocat mandaté sur place pour qu'il récupère ce pétard de procés verbal de police bloqué à la police du tourisme depuis un an. Ensuite, il faudra encore attendre ce que la Justice égyptienne décidera de me donner. On m'a parlé de 6000 à 7000 euros où je devrais déduire tous les frais d'avocats et autres. Il ne me restera rien. Peanuts. Et là je rage, car je n'ai pas demandé à être réduite à ce niveau de rmiste... Mais je n'en veux pas à l'Egypte, car je suis triste à la pensée de ne pouvoir y être en ce moment. Une fois que tout cela sera réglé, je vends tout chez moi, et je tente une vie là-bas avec la connaissance des problèmes qui m'attendront là-bas, mais ici je fais partie des français "d'en bas", sans espoir de me relever, alors je préfère être pauvre et heureuse dans ce pays qui me fascine (surtout que les deux transfusions du 13 avril m'ont donné du sang égyptien dans les veines!!), plutôt que pauvre et malheureuse en France sans espoir d'ambition et d'évolution professionnelles. Le principal est que je sois sur mes jambes, pratiquement valide. Toute mon aventure, dont je subis encore à ce jour les contre-coups, se trouve dans mon livre "Ce vendredi 13... L'enfer me fut donné".

Voilà six périples dont le dernier me motive davantage encore dans mes rêves accessibles. Et que cette terrible expérience serve aussi à tous les routards de bien s'assurer, car nous payons des assurances, mais dès que nous en avons besoin : il n'y a plus rien...

Allez, toutes ces expériences enrichissent l'âme et rendent plus fort(e)s. Bon voyage à vous! Osez partir sans tour-opérateur, ce qui vous offrira plus de liberté et vous coûtera beaucoup moins cher : pour trois semaines, vol A/R compris, les hôtels (bas de gamme), la nourriture, les boissons, les visites, les transports, etc..., cela me coûte moins de 1 000 euros. Combien vous coûte une semaine de vacances en France?? ;).

Depuis, d'autres périples ont été faits, je vous les raconterai progressivement, comme mon épopée pour tenter  d'obtenir un accord amiable avec le responsable de mon accident, au Caire, où un mois et demi fut nécessaire.
Alors, à très bientôt.

Sylvie B.

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