Les Temples Egyptiens

S'il ne reste que bien peu de traces des habitations et des palais égyptiens, c'est tout simplement que leur construction ne se devait qu'être éphémère tout comme la vie terrestre l'est. L'unique village que je connaisse est celui de la Vallée des Artisans, Deir el Medineh, à Thèbes. La cité des artisans de Guizeh est une nouvelle preuve de cette vie active. Ces bâtiments faits en torchis sont retournés en poussière. Seuls les grandioses temples défient le temps.

Deir el Medineh - La Vallée des Artisans - Thèbes

Voici une petite explication sur leur architecture.

Le Temple d'Horus à Edfou

La première chose que l'on voit en arrivant face à un temple c'est son premier pylône. Sur la photo vous pouvez voir deux tranchées murales de part et d'autre de l'entrée avec au-dessus de chacune d'elles deux gros trous carrés. Cet emplacement était pour placer les longs mâts avec l'oriflamme royale. Les trous supportaient les arrimages en bois maintenant le mât.
Ce pylône est constitué d'une terrasse supérieure, d'un tore, d'une courtine avec portes et d'un portail central par où l'on pénètre dans l'édifice sacré. La forme trapézoïdale de l'épaisseur des murs est sans doute la meilleure structure pour une très bonne assise. Cependant la forme spécifique de la façade représente la Haute et Basse Egypte avec à son centre le Nil. On peut aussi y voir les montagnes arides des bords du Nil, frontières entre les rives verdoyantes de l'Egypte et les déserts libyque et arabique qui façonnent le pays.
A l'intérieur du pylône des escaliers, des petites salles utilitaires éclairées par les ouvertures (fenêtres) laissant passer la lumière du jour, sont interdits aux visites.

Le Temple d'Isis à Philae

A l'extérieur du pylône se trouvaient une allée de sphinx et souvent des obélisques.
Une fois que l'on passe l'entrée du temple, on accède dans une cour ouverte bordée d'allées à colonnades. Puis, une salle hypostyle (salle couverte) rend le lieu cultuel mystérieux par son obscurité voulue. Diverses petites salles dans un dédale de couloirs laissent l'imagination du visiteur songer aux rites des prêtres encensant les pièces, psalmodiant des Textes Sacrés, sans doute que quelques sistres de prêtresses et les sagates des prêtres laissent tintinnabuler leur cuivre...
Une salle de la barque sacrée ne laisse sortir l'embarcation du dieu qu'une fois l'an, durant la Fête d'Opet, où la statue du dieu y est posée. Alors les prêtres portent la barque jusqu'au temple de l'épouse déesse pour le mariage sacré, afin de régénérer la puissance du dieu.
Au fond du temple, le naos, sanctuaire du dieu. Là, dans un coffre de granit, fermé par deux lourdes portes de bois, la statue du dieu en or était soignée par le grand-prêtre et les prêtres du temple.
Ils le déshabillaient, le lavaient, le parfumaient, l'encensaient, le rhabillaient, pour refermer les portes et y déposer un sceau.
Il n'y a pas un temple qui ne laisse indifférent.
A l'extérieur du temple, dans la cour, il y a un lac sacré où les prêtres et Pharaon devaient se purifier, car ils étaient les seuls à pouvoir pénétrer dans le temple réservé à "ceux qui sont purs".
Il ne faut pas oublier que les prêtres avaient sans aucun doute plus de pouvoirs que le pharaon sur le pays, et le clergé était très riche. Pharaon se devait "d'être à ses pieds" pour épargner un coup d'état et sa tête...
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